Article publié le 4 décembre 2006 dans 20 MINUTES, le gratuit parisien, distribué dans le métro à 2 millions d'exemplaires.
par Copyright : Agnès Giard
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L'Imaginaire Erotique au Japon
Miki Mori est une des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.
Elle est née le 10 mai 1958.
Journaliste, photographe, réalisatrice et productrice de vidéos érotiques, Miki Mori fait partie des pionnières de la libération féminine au Japon. Elle est entourée par tous d'un immense respect car dans les livres de collectionneur, notamment ceux du célèbre maître de shibari Chimuo Nureki, c'est souvent elle que l'on voit sur les photos. Bondage-modèle en 1983-84, elle participe comme égérie à l'éclosion du Kinbiken (Kinbakubi Kenkyu Kai : « L’association pour trouver la beauté dans les liens »), un cénacle de puristes dans l'art du ligotage, qui sera créé par Chimuo Nureki et Akio Fuji en 1985. Miki Mori apprend d'ailleurs elle-même cet art traditionnellement réservé aux hommes (pendant des siècles, la corde, nawa, est un symbole du pouvoir religieux et juridique auquel les femmes n'ont pas le droit de toucher). Brisant avec les conventions, Miki Mori devient ensuite une des premières dominatrices de Tokyo, la plus connue, la plus respectée. Elle opère au club Nakano-Queen, de 1986 à 1990, avant de se lancer dans la production de spectacles SM : artiste de Jibaku-show, elle s'attache elle-même en public et se suspend. Elle découvre ensuite le zentai (les combinaisons intégrales en lycra) et créé une compagnie - Fetish & Maniac - qui produit depuis 1994 des vidéos de zentaï, de crush, de lick & bite, et d'autres pratiques érotiques reposant sur le seul effet hypnotique de gros plan sur un pied, une bouche, un nez ou un visage.
Miki Mori est maintenant journaliste à Jyosei Seven, un magazine pour femme, et multiplie les projets de livres et de vidéos. Son compagnon, Kazuo, est réalisateur et graphiste.
Ci-dessous un portrait de groupe (24 avril 2005) : Miki Mori est assise à côté de Francis Loup (photographe de l'Imaginaire érotique au Japon). Moi à côté de Kazuo. Et, comme il convient lors de retrouvailles, nous sommes très heureux de boire ensemble. De l'alcool apparemment.



Plus d'images et d'infos sur Miki Mori : ici.
Elle est née le 10 mai 1958.Journaliste, photographe, réalisatrice et productrice de vidéos érotiques, Miki Mori fait partie des pionnières de la libération féminine au Japon. Elle est entourée par tous d'un immense respect car dans les livres de collectionneur, notamment ceux du célèbre maître de shibari Chimuo Nureki, c'est souvent elle que l'on voit sur les photos. Bondage-modèle en 1983-84, elle participe comme égérie à l'éclosion du Kinbiken (Kinbakubi Kenkyu Kai : « L’association pour trouver la beauté dans les liens »), un cénacle de puristes dans l'art du ligotage, qui sera créé par Chimuo Nureki et Akio Fuji en 1985. Miki Mori apprend d'ailleurs elle-même cet art traditionnellement réservé aux hommes (pendant des siècles, la corde, nawa, est un symbole du pouvoir religieux et juridique auquel les femmes n'ont pas le droit de toucher). Brisant avec les conventions, Miki Mori devient ensuite une des premières dominatrices de Tokyo, la plus connue, la plus respectée. Elle opère au club Nakano-Queen, de 1986 à 1990, avant de se lancer dans la production de spectacles SM : artiste de Jibaku-show, elle s'attache elle-même en public et se suspend. Elle découvre ensuite le zentai (les combinaisons intégrales en lycra) et créé une compagnie - Fetish & Maniac - qui produit depuis 1994 des vidéos de zentaï, de crush, de lick & bite, et d'autres pratiques érotiques reposant sur le seul effet hypnotique de gros plan sur un pied, une bouche, un nez ou un visage.
Miki Mori est maintenant journaliste à Jyosei Seven, un magazine pour femme, et multiplie les projets de livres et de vidéos. Son compagnon, Kazuo, est réalisateur et graphiste.
Ci-dessous un portrait de groupe (24 avril 2005) : Miki Mori est assise à côté de Francis Loup (photographe de l'Imaginaire érotique au Japon). Moi à côté de Kazuo. Et, comme il convient lors de retrouvailles, nous sommes très heureux de boire ensemble. De l'alcool apparemment.



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Artistes Japonais
Créée en août 2006, l’agence Maid in Tokyo - la seule et unique agence touristique strictement réservée aux otakus – offre pour 70 euros les services d’une jeune fille servant de guide et de traductrice dans le quartier le plus dérangeant de Tokyo : Akihabara.Un vrai labyrinthe pour les non-initiés. 500 mètres carrés de féérie totale. Plus de 1000 boutiques - remplies à ras bord de BD amateur (dojinshi), de jouets anciens, de tenues Sailor Moon ou d’électronique -, dont la plupart se cachent dans les hauteurs, au détour d’escaliers étroits, tapissés d’affiches suggestives… Cette ruche en ébullition, représentant plusieurs dizaines de millions d’euros de bénéfice par an, accouche sans cesse de tendances marketing ahurissantes. Dans la rue, c’est le show permanent : de spectaculaires performances urbaines transforment Akihabara en scène de théâtre. Il faut une spécialiste pour déblayer le terrain. Habillée en soubrette, Mao, une authentique otaku de 23 ans, guide ses troupes dans ce quartier-cyclone.
Vous cherchez des maid-bars, où les serveuses - habillées en soubrettes - appellent les
clients "goshujin-sama" ("maître", le terme employé autrefois par les épouses pour s'adresser à leur mari) ? Mao connait aussi les maid-restaurants, maid-salons de coiffure, les maid-salons de massage et même le seul et unique maid-service de lecture des cartes par des voyantes extralucides habillées en soubrettes… Vous cherchez des figurines à taille humaine ? Mao sait où se trouvent celles de Monsieur Bome qui (au sein de la Kaikai Kiki Corporation de Takashi Murakami) a exposé ses œuvres au British Museum et à la Fondation Cartier à Paris.
Vous cherchez la célèbre machine distributrice d'oden en boite ? Il en existe une seule à Akihabara, et elle rapporte 10 millions de yens par an. L'oden est un ragout composé de daikon (gros radis), de konnyaku (gélatine tuberculeuse), d’oeuf de boeuf et de surimi.
En août 2006, lors de mon reportage sur l'agence Maid in Tokyo, nous nous sommes fait aborder par un des otakus les plus célèbres du Japon. Son site AkibaBlog génère 100 000 visites par jour. Il passe sa vie à l'alimenter d'infos inédites qui sont reprises par tous les médias. Il était à la fois très flatteur et très surprenant d'être interrogé par ce garçon un peu paranoïaque, qui refuse d'être pris en photo et pose sur le visage de tous les passants d'Akihabara l'équivalent otaku du carré noir : le célèbre logo créé par Masamune Shirow pour Ghost in the shell : Stand Alone Complex.



Maid in Tokyo : guide, accompagnement et traduction. Maximum : 3 personnes.
Tarif : 10 000 yens (70 euros) pour une journée de visite, de midi à 17h. Visites en week-end et jours fériés.
Destinations : Akihabara ou Nakano Broadway.
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Reportages Japon
Asaji Ageha est une des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.
Elle est née le 4 septembre 1983
Etudiante en design à l'Université d’art de Kyoto, Asaji Ageha est une dessinatrice de BD (mangaka), artiste du shibari (spécialisée dans l'auto-suspension), illustratrice de magazines, designer de sites internet et comme si cela ne suffisait pas, elle pose pour le photographe Yasuji Watanabe dans des séries intitulées "Tighten Life" ("la vie rétrécie"). Sa vie en effet est singulièrement rétrécie depuis qu'elle a découvert le corset : cela fait maintenant quatre ans qu'elle en porte, serrant toujours plus fort sa taille pour qu'elle ressemble à celle de ses héroïnes expressionnistes…
En 2003, le mythique éditeur Ohta Shuppan lui attribue un prix pour son récit « L’œuf pourri du Comte Cagliostro ». Depuis peu, elle réalise des flyers et des affiches pour les soirées fetish ou les clubs SM, comme le célèbre Jail pour lequel elle a réalisé cette image.


Son nom d'artiste - très courant parmi les jeunes Japonaises qui fréquentent le milieu des modifications corporelles et du fétichisme - signifie "papillon", par alllusion au rêve (métaphore bouddhiste du détachement au monde), mais aussi à l'enveloppement corporel qui précède la métamorphose…
La première fois que je l'ai vue, le 19 janvier 2005, au club Jail de Tokyo, j'ai admiré cette jeune fille qui se faisait attacher et suspendre avec un air désolé, en-dedans, pleine de recueillement, auréolée par son ascèse… sans savoir qui elle était. Je l'ai prise en photo et j'ai appris un an plus tard, en lui demandant de participer au livre que… nous nous étions déjà rencontrées.
Plus d'images et d'infos sur Asaji Ageha : ici.
Elle est née le 4 septembre 1983
Etudiante en design à l'Université d’art de Kyoto, Asaji Ageha est une dessinatrice de BD (mangaka), artiste du shibari (spécialisée dans l'auto-suspension), illustratrice de magazines, designer de sites internet et comme si cela ne suffisait pas, elle pose pour le photographe Yasuji Watanabe dans des séries intitulées "Tighten Life" ("la vie rétrécie"). Sa vie en effet est singulièrement rétrécie depuis qu'elle a découvert le corset : cela fait maintenant quatre ans qu'elle en porte, serrant toujours plus fort sa taille pour qu'elle ressemble à celle de ses héroïnes expressionnistes…
En 2003, le mythique éditeur Ohta Shuppan lui attribue un prix pour son récit « L’œuf pourri du Comte Cagliostro ». Depuis peu, elle réalise des flyers et des affiches pour les soirées fetish ou les clubs SM, comme le célèbre Jail pour lequel elle a réalisé cette image.


Son nom d'artiste - très courant parmi les jeunes Japonaises qui fréquentent le milieu des modifications corporelles et du fétichisme - signifie "papillon", par alllusion au rêve (métaphore bouddhiste du détachement au monde), mais aussi à l'enveloppement corporel qui précède la métamorphose…
La première fois que je l'ai vue, le 19 janvier 2005, au club Jail de Tokyo, j'ai admiré cette jeune fille qui se faisait attacher et suspendre avec un air désolé, en-dedans, pleine de recueillement, auréolée par son ascèse… sans savoir qui elle était. Je l'ai prise en photo et j'ai appris un an plus tard, en lui demandant de participer au livre que… nous nous étions déjà rencontrées.

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Artistes Japonais
Gengoroh Tagame est un des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.
Il est né le 3 février 1964
Je l'ai rencontré le 19 avril 2005, dans cette partie de Tokyo traditionnellement comparée au Marais - Shinjuku 2-chome ("ni-chome") - le quartier gay. Célébré comme le plus talentueux et les plus célèbre des auteurs de mangas gays, Gengoroh publie depuis 1986 des récits d'initiation à la fois hardcore et romantiques, qui mettent systématiquement en scène les épreuves qu'un homme accepte de traverser, par amour pour son bourreau : humiliés, maltraités, séquestrés, avilis, les héros de Tagame sont - comme lui - de gros nounours masochistes et musclés aux noms évocateurs… Kuma ("Ours" en Japonais, par allusion au mouvement Bear), par exemple.
Tagame est un des pères fondateurs du mythique magazine G-Men et doit bientôt publier le deuxième tome de son histoire de l’art homosexuel au Japon (Gay erotic art in Japan).
Ses mangas (Gunji, Arena) sont publiés en France en France chez H&O Comics.
Plus d'images et d'infos sur Gengoroh Tagame : ici.
Il est né le 3 février 1964 Je l'ai rencontré le 19 avril 2005, dans cette partie de Tokyo traditionnellement comparée au Marais - Shinjuku 2-chome ("ni-chome") - le quartier gay. Célébré comme le plus talentueux et les plus célèbre des auteurs de mangas gays, Gengoroh publie depuis 1986 des récits d'initiation à la fois hardcore et romantiques, qui mettent systématiquement en scène les épreuves qu'un homme accepte de traverser, par amour pour son bourreau : humiliés, maltraités, séquestrés, avilis, les héros de Tagame sont - comme lui - de gros nounours masochistes et musclés aux noms évocateurs… Kuma ("Ours" en Japonais, par allusion au mouvement Bear), par exemple.
Tagame est un des pères fondateurs du mythique magazine G-Men et doit bientôt publier le deuxième tome de son histoire de l’art homosexuel au Japon (Gay erotic art in Japan).
Ses mangas (Gunji, Arena) sont publiés en France en France chez H&O Comics.
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Artistes Japonais
Yuji Moriguchi est un des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.
Il est né le 28 avril 1971 dans une île connue comme le centre spirituel du Japon.
Après des études d’art à Kyoto, Yuji rêve de devenir mangaka (auteur de manga) mais la concurrence est rude. Pour gagner sa vie, il travaille dans le bâtiment sur des chantiers très dangereux et, parallèlement, peint des rouleaux verticaux, ornés de symboles traditionnels, sur le thème des pulsions érotiques : des jeunes femmes au regard coulant se procurent d'illicites plaisirs, sous un prunier, un pin ou un cerisier (selon la saison). Yuji Moriguchi peint aussi de grandes toiles - comme celles devant laquelle nous avons été photographiés - qui reproduisent en grand, dans des couleurs joyeuses, les ébats pornographiques des Ukiyo-e. Il vit à Tokyo depuis 1996 et travaille comme illustrateur de presse.

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Il est né le 28 avril 1971 dans une île connue comme le centre spirituel du Japon.
Après des études d’art à Kyoto, Yuji rêve de devenir mangaka (auteur de manga) mais la concurrence est rude. Pour gagner sa vie, il travaille dans le bâtiment sur des chantiers très dangereux et, parallèlement, peint des rouleaux verticaux, ornés de symboles traditionnels, sur le thème des pulsions érotiques : des jeunes femmes au regard coulant se procurent d'illicites plaisirs, sous un prunier, un pin ou un cerisier (selon la saison). Yuji Moriguchi peint aussi de grandes toiles - comme celles devant laquelle nous avons été photographiés - qui reproduisent en grand, dans des couleurs joyeuses, les ébats pornographiques des Ukiyo-e. Il vit à Tokyo depuis 1996 et travaille comme illustrateur de presse.

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Artistes Japonais
En 1992, la réalisateur de dessin animé Hiroshi Harada - après des années de travail en solitaire - parvient enfin à sortir son chef d'oeuvre d'animation maison : Shojo Tsubaki (commercialisé en France sous le titre Midori). Midori est une adaptation cinématographique du "gekiga" (BD pour adultes) de Suehiro Maruo : "la Fille-Camélia". Tsubaki est le nom d'une fleur rouge qui, à peine éclose, s'éparpille au vent. Comme la fleur de cerisier (Sakura), traditionnellement associée aux garçons, la tsubaki symbolise au féminin la fragilité de l'existence.
Cette histoire d'enfant-victime tire sa substance d'un fantasme nippon associé aux voleurs d'enfants. Les Japonais ont longtemps eu peur de ces ravisseurs, qui jusque pendant les années cinquante - dit la légende -, vendaient les enfants à des cirques ambulants après les avoir artificiellement déformés.
Le dessin animé commence donc dans les ruelles noires d'une ville encore privée d'électricité : Midori, née sous une mauvaise étoile, est obligée de vendre des fleurs sous un pont de chemin de fer. Son père a disparu et sa mère, paralysée, meurt. Midori, pour survivre, se rend alors chez un montreur de phénomènes qui lui avait généreusement proposé une aide. Hélas!, la baraque de foire comme un piège se referme sur elle. Un homme-tronc, un hermaphrodite, un blessé de guerre, un hypnotiseur qui peut entrer dans des bouteilles et un monstre marqué au front du signe "goblin", deviennent ses gardiens des enfers. Midori passe de l'autre côté du miroir, dans le monde des fantasmes cruels et de l'horreur.
Suehiro Maruo a su rendre avec une force extraordinaire les peurs et les obsessions de l'enfance. Mais cet imaginaire est celui d'une autre époque : Midori ne connait pas la télévision, elle baigne dans une atmosphère toute pétrie de nostalgie. Pour mieux rendre l'impression du passé, le réalisateur Harada a schématisé les mouvements des personnages et simplifié l'animation, pour imiter les spectacles de Kamishibai, la lanterne magique japonaise qui est l'ancêtre du dessin animé. Il a aussi donné à son travail les couleurs que les studios de la Toei utilisaient dans les années 60-70, afin de donner à son travail l'aspect surrané des premières animations nippones.
Le mouvement underground marque aussi profondément ce film. La musique a été composée par J.A. Cesar, directeur de la salle de théâtre Banyunryoku ("la gravitation universelle), seulement connue des initiés comme un des centres de la création souterraine. Les doubleurs de Midori (Paranoia Hyakkaten, Gessyoku Kagekidan, Gekidan Izaribi...) font aussi partie du milieu.
Au Japon, le théâtre underground a fait des "freaks" un sujet de prédilection : le père du mouvement, Shuji Terayama (pour lequel J.A. Cesar avait déjà composé des musiques), se prétendait plutôt montreur de phénomènes que metteur en scène. Fondateur du théâtre Tenjosajiki ("le paradis"), il avait recruté des nains, des obèses et des géants comme comédiens. A cette époque (68-70), Tokyo se modernisait : c'est pour cette raison que l'univers triste, nostalgique, des fêtes foraines a attiré tant de créateurs. Il constituait un univers parallèle, marqué par une tradition de légendes et de contes pour enfants riche en images et en sensations fortes.
La séquence de Midori qui montre les personnages éclater d'un rire énorme, effrayant, à gorge déployée, est empruntée à une pièce de Terayama : cette création, consacrée à Fellini, reprenait les images de matrones échevelées, prises de rires ou de sanglots cathartiques dans l'ivresse de la fête. Le dessin animé, de la même manière, sert d'exutoire halluciné à la violence de l'imaginaire japonais.
J'ai rencontré Hiroshi Harada fin 90, lors de l'Etrange Festival. Il était venu avec sa femme qui m'a offert des photos de ses oeuvres : elle réalise des poupées à la Hans Bellmer, des poupées ambigues à la peau d'argile peinte avec des pigments naturels, aux dents de céramique et aux prunelles de taxidermiste insérées dans les orbites. C'était un très beau couple. Ils partageaient l'amour du bizarre.
Retrouvez la musique du film ici : les éditions du Lézard Noir ont publié un Digipack en édition limitée, comprenant la musique sublime, inquiétante et morbide de J.A. Cesar et les textes des chansons de Maruo.
Le dessin animé est en DVD chez Cinemalta.
par Copyright : Agnès Giard
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Livres-Art Japon