Suehiro Maruo est un des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.
Il est né le 28 janvier 1956
Puisant son inspiration dans l’expressionnisme allemand des années 30, l’art décadent de la période Taisho, les romans noirs d’Edogawa Rampo et les Muzan-e (« images d’atrocités »), Suehiro Maruo donne vie aux cauchemars les plus cruels de la psyche japonaise avec une délicatesse et une élégance rare.
Dans La Jeune fille aux camélias (Shojo Tsubaki, 1984) Suehiro Maruo donne notamment naissance à une image dont l'impact sera aussi énorme que surprenant : l'image d'une jeune fille qui se fait lécher le globe de l'oeil. "Je pensais seulement au film de Bunuel – Un Chien Andalou - dans lequel une femme se fait trancher la pupille au rasoir… J'ai transformé le rasoir en langue". Par pur souci d'originalité et par allusion probablement à Bataille, Maruo dessine donc l’œil, écarquillé d’horreur, d’une jeune fille qui subit cet attouchement atroce.
En France, Philippe Sollers publie dans L'Echo des savanes un article retentissant sur ce phénomène extrême : le léchage oculaire, nouvelle pratique sexuelle déviante.
Au Japon, des revues underground reproduisent en photo cette caresse des muqueuses.
L'obession de Maruo pour les monstres qui cachent leur visage ou les grands brulés recouverts de bandelettes, dont on ne voit qu'un oeil dilaté par la folie, inspire de nombreux photographes érotiques. Maître de l'ero-guro, Suehiro Maruo semble pourtant ignorer les nombreux hommages qu'on lui rend.
Je le rencontre le 24 juillet 2005, dans le quartier populaire d'Asakusa où il vit depuis si longtemps - le quartier des articles funéraires bouddhistes, non loin du temple Senso-ji - grâce à M. Tanemura, le directeur de la Span Art Gallery. Maruo nous emmène dans un café et là, pendant une heure, il répond aux questions sans lever les yeux. Le seul moment où je croise son regard c'est quand je le photographie. C'est un homme timide, introverti et un génie.
Son site internet s'intitule Maruo Jigoku : l'enfer de Maruo.
Oeuvres traduites en Français
Aux éditions Imho : Shojo Tsubaki (le manga).
Aux éditions du Lézard Noir : Exercices d'automne, l'Art du bain japonais, Yume no Q-saku, Vampyre (en deux tomes), Lunatic Lover’s, Shojo Tsubaki (le CD, avec une musique de J.A Seazer - transcription phonétique du nom "Cesar" prononcé à l'anglaise).
Plus d'images et d'infos sur Suehiro Maruo : ici.
Il est né le 28 janvier 1956
Puisant son inspiration dans l’expressionnisme allemand des années 30, l’art décadent de la période Taisho, les romans noirs d’Edogawa Rampo et les Muzan-e (« images d’atrocités »), Suehiro Maruo donne vie aux cauchemars les plus cruels de la psyche japonaise avec une délicatesse et une élégance rare. Dans La Jeune fille aux camélias (Shojo Tsubaki, 1984) Suehiro Maruo donne notamment naissance à une image dont l'impact sera aussi énorme que surprenant : l'image d'une jeune fille qui se fait lécher le globe de l'oeil. "Je pensais seulement au film de Bunuel – Un Chien Andalou - dans lequel une femme se fait trancher la pupille au rasoir… J'ai transformé le rasoir en langue". Par pur souci d'originalité et par allusion probablement à Bataille, Maruo dessine donc l’œil, écarquillé d’horreur, d’une jeune fille qui subit cet attouchement atroce.
En France, Philippe Sollers publie dans L'Echo des savanes un article retentissant sur ce phénomène extrême : le léchage oculaire, nouvelle pratique sexuelle déviante.
Au Japon, des revues underground reproduisent en photo cette caresse des muqueuses.
L'obession de Maruo pour les monstres qui cachent leur visage ou les grands brulés recouverts de bandelettes, dont on ne voit qu'un oeil dilaté par la folie, inspire de nombreux photographes érotiques. Maître de l'ero-guro, Suehiro Maruo semble pourtant ignorer les nombreux hommages qu'on lui rend.Je le rencontre le 24 juillet 2005, dans le quartier populaire d'Asakusa où il vit depuis si longtemps - le quartier des articles funéraires bouddhistes, non loin du temple Senso-ji - grâce à M. Tanemura, le directeur de la Span Art Gallery. Maruo nous emmène dans un café et là, pendant une heure, il répond aux questions sans lever les yeux. Le seul moment où je croise son regard c'est quand je le photographie. C'est un homme timide, introverti et un génie.
Son site internet s'intitule Maruo Jigoku : l'enfer de Maruo.
Oeuvres traduites en Français
Aux éditions Imho : Shojo Tsubaki (le manga).
Aux éditions du Lézard Noir : Exercices d'automne, l'Art du bain japonais, Yume no Q-saku, Vampyre (en deux tomes), Lunatic Lover’s, Shojo Tsubaki (le CD, avec une musique de J.A Seazer - transcription phonétique du nom "Cesar" prononcé à l'anglaise).
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