Puisant son inspiration dans l’expressionnisme allemand des années 30, l’art décadent de la période Taisho, les romans noirs d’Edogawa Rampo et les Muzan-e (« images d’atrocités »), Suehiro Maruo donne vie aux cauchemars les plus cruels de la psyche japonaise avec une délicatesse et une élégance rare.
L'obession de Maruo pour les monstres qui cachent leur visage ou les grands brulés recouverts de bandelettes, dont on ne voit qu'un oeil dilaté par la folie, inspire de nombreux photographes érotiques. Maître de l'ero-guro, Suehiro Maruo semble pourtant ignorer les nombreux hommages qu'on lui rend.