Nishimaki Toru est un des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.
Il est né le 11 octobre 1964.
Quand il était petit, Nishimaki est tombé à ce point sous le charme des livres pour petites filles (notamment "Caroline" dessinée par le Français Pierre Probst) qu'il a fini par en devenir une… Dans ses tableaux, jonchés de sucreries et de jouets, l'univers de l'enfance se déploie comme un espace de liberté jubilatoire. Des gamines potelées sautent à pieds joints dans leur assiette de babas au rhum ou rebondissent joyeusement sur un matelas recouvert de choux à la crème qu'elles réduisent en bouillie, au milieu d'un gachis sans nom. Tracées au crayon très fin puis frottées et retravaillées jusqu'à la maniaquerie, les oeuvres de Nishimaki tournent obsessionnellement autour du désordre et du gaspillage.
La première fois que je le rencontre, dans le café Silk d'Ikebukuro, Nishimaki a mis sa tenue préférée : un pantalon en cuir gainé dans des cuissardes très moulantes qui lui donnent la silhouette androgyne. Il adore les cuissardes et presque tous ses personnages en portent, comme pour mieux piétiner ces gâteaux ou ces jouets qui symbolisent l'orgie… "Il n'y a jamais assez de jouets dans mes tableaux, je voudrais toujours en mettre plus, bien plus. C'est indispensable pour moi. Je représente l'univers où je voudrais être : Fukuga, un monde fait de plaisir (fuku : le bonheur. Enga : sensuel)… C'est un monde rempli à profusion de jouets, pervers et polymorphe comme ce petit personnage de pieuvre que je mets dans tous mes tableaux. Il s'appelle Zeruske et vient d'une autre planète. Tout ce qui est droit, il le coupe. Son histoire serait très longue à raconter. Je l'ai inventé quand j'étais adolescent. Il y a d'autres personnages importants dans mon univers : un ours nommé Kiemq, un tanuki, un lièvre et un robot-bébé en forme de kaki… Leur conception du monde est très particulière car ils viennent de civilisations extra-terrestres. Il faudra un jour que je raconte leur histoire. Chacun d'entre eux reflète une partie de ma personnalité. Moi, je suis un homme, mais je suis aussi une fille dans ma tête et ma petite copine, c'est une poupée articulée en silicone, grandeur nature."
Nishimaki est aussi expansif que son oeuvre, prodigal, débordant. "Je peins l'Utopie du plaisir", dit-il, résumant en une phrase fulgurante ce plaisir de saccager, dilapider, dépenser sans compter, à profusion, dans une débauche d'énergie vitale qui nous fait presque toucher du doigt nos souvenirs d'enfants, quand nous ne savions pas que la mort existait.
Toru a publié un livre en français « Décomposition splendide » (éd. Magnus) et un autre en Japonais : Kurogiga-ka ("Caricature Noire").
Plus d'images et d'infos sur Nishimaki Toru : ici
Il est né le 11 octobre 1964.Quand il était petit, Nishimaki est tombé à ce point sous le charme des livres pour petites filles (notamment "Caroline" dessinée par le Français Pierre Probst) qu'il a fini par en devenir une… Dans ses tableaux, jonchés de sucreries et de jouets, l'univers de l'enfance se déploie comme un espace de liberté jubilatoire. Des gamines potelées sautent à pieds joints dans leur assiette de babas au rhum ou rebondissent joyeusement sur un matelas recouvert de choux à la crème qu'elles réduisent en bouillie, au milieu d'un gachis sans nom. Tracées au crayon très fin puis frottées et retravaillées jusqu'à la maniaquerie, les oeuvres de Nishimaki tournent obsessionnellement autour du désordre et du gaspillage.
La première fois que je le rencontre, dans le café Silk d'Ikebukuro, Nishimaki a mis sa tenue préférée : un pantalon en cuir gainé dans des cuissardes très moulantes qui lui donnent la silhouette androgyne. Il adore les cuissardes et presque tous ses personnages en portent, comme pour mieux piétiner ces gâteaux ou ces jouets qui symbolisent l'orgie… "Il n'y a jamais assez de jouets dans mes tableaux, je voudrais toujours en mettre plus, bien plus. C'est indispensable pour moi. Je représente l'univers où je voudrais être : Fukuga, un monde fait de plaisir (fuku : le bonheur. Enga : sensuel)… C'est un monde rempli à profusion de jouets, pervers et polymorphe comme ce petit personnage de pieuvre que je mets dans tous mes tableaux. Il s'appelle Zeruske et vient d'une autre planète. Tout ce qui est droit, il le coupe. Son histoire serait très longue à raconter. Je l'ai inventé quand j'étais adolescent. Il y a d'autres personnages importants dans mon univers : un ours nommé Kiemq, un tanuki, un lièvre et un robot-bébé en forme de kaki… Leur conception du monde est très particulière car ils viennent de civilisations extra-terrestres. Il faudra un jour que je raconte leur histoire. Chacun d'entre eux reflète une partie de ma personnalité. Moi, je suis un homme, mais je suis aussi une fille dans ma tête et ma petite copine, c'est une poupée articulée en silicone, grandeur nature."
Nishimaki est aussi expansif que son oeuvre, prodigal, débordant. "Je peins l'Utopie du plaisir", dit-il, résumant en une phrase fulgurante ce plaisir de saccager, dilapider, dépenser sans compter, à profusion, dans une débauche d'énergie vitale qui nous fait presque toucher du doigt nos souvenirs d'enfants, quand nous ne savions pas que la mort existait.Toru a publié un livre en français « Décomposition splendide » (éd. Magnus) et un autre en Japonais : Kurogiga-ka ("Caricature Noire").
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Commentaires
Vivant au Japon depuis 10 ans, j'aurai tendance a penser qu'ils ont un sérieux problème de libido... Ne pensez-vous pas ?
commentaire n° : 1
posté par :
graphiste
(site web)
le: 11/03/2008 05:39:38