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  • : Journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l'art déviant ++//++ correspondante pendant 9 ans du magazine japonais SM&Sniper ++//++ auteure de deux livres consacrés à la culture japonaise.
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Lundi 24 novembre 2008
Qu’il s’agisse de désigner « l’amour yeux dans les yeux », avec les
pupilles miroitantes d’étoiles, ou l’éthique des hôtesses qui travaillent dans les clubs, les Japonais ont toujours un mot pour le dire. Chaque pratique – aussi pointue soit elle – possède son nom, comme dans les arts martiaux.

Les geishas se faisaient une réputation en lançant à la mode de nouvelles façons de servir à boire. Les guerriers mettaient au point des techniques de sabres qu’ils baptisaient d’une façon originale. Dans le Japon contemporain, il ne se passe pas un mois sans que les réalisateurs de vidéos créent des néologismes pour désigner de nouvelles façons d’aimer…

Mais derrière le bouillonnement apparent de la nouveauté, on retrouve toujours les mêmes mécanismes à l’œuvre : au Japon, le désir se cristallise sur de singuliers détails, dont le charme ressuscite une poésie souvent très ancienne. Une logique particulière préside aux jeux de l’amour et du hasard dans ce pays obsédé par l’émotion.

L’émotion est à ce point valorisée au Japon qu’il existe même des mots pour en mesurer le degré : on parle de « pureté émotionnelle » ou de « beauté émotionnelle » en utilisant des termes qui servent d’habitude à juger d’œuvres d’art…

À travers 400 mots clés et des reproductions d’œuvres d’art inédites, cet ouvrage se donne pour objectif de décrypter le comportement des Japonais, et surtout de définir la pensée japonaise et sa culture érotique… une culture qui dépasse largement le cadre de la sexualité, et témoigne autant du tourbillon créatif du Japon contemporain que de son enracinement dans une tradition spirituelle millénaire.

Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon : sortie le 3 décembre 2008.
Editeur : Glénat, collection Drugstore.

Par Copyright : Agnès Giard - Publié dans : Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon
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Dimanche 23 novembre 2008
DANS LA PRESSE
La Tribune de Genève (6 fev 2009) annonce la conférence que je dois faire en compagnie de Fabrice Arduini (spécialiste cinéma de la Maison de la Culture du Japon à Paris) sur le thème
"Sabre, sexe et sake" au festival de cinéma Black Movie.
24h (gratuit de Genève, 5 fev 2009) : Michel Rime annonce ma signature à la librairie genevoise Papiers Gras.
Upstreet (février 2009) : Deux pages sur le Dictionnaire, avec ma bobine.
ArtPress N°352 (janvier 2009) : Chronique (signée Richard Leydier).
La Liberté (10 janv 2009) : Chronique dans un des meilleurs quotidiens suisse.
Le Canard Enchainé (31 dec 2008) : Un magnifique article de David Fontaine.
Charlie Hebdo (31 dec 2008) : Un article avec un dessin très rigolo de Lefred Thouron.
Petit Futé mag (janv-fev 2009) : Chronique.
De L'Air N°38 (déc 2008-janv 2009) : Le magazine "qui donne à voir" met en couverture un dossier sur mon livre, avec pour titre : "Le dico coquin des Japonais". 4 pages illustrées, avec des extraits du livre.
Couples (déc 2008) : Six pages de remise au point sur les préjugés concernant la société japonaise. Un dossier signé Jean-Pierre Dao, avec une grosse interview.
Elle (8-14 déc 2008) : Me voici classée "reine du web" ans la catégorie Love&Sexe. Une étude menée par l'agence Wikio a en effet établi que le blog Les 400 culs était le plus fréquenté en France pour ce qui concerne l'amour et la sexualité. Le journaliste a la bonté de souligner que je m'intéresse surtout au Japon et mentionne la sortie du Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon. Ma photo est belle (Merci Karym !).
Libération (6 déc 2008) : Mon portrait en quatrième de couverture s'intitule "Hétérodoxe". Marie-Dominique Arrighi explique comment et pourquoi j'en suis venue à aimer le Japon.
L'Humanité (6 dec 2008) : Chronique. Le journaliste souligne que depuis Lost in Translation et Stupeur et Tremblements, les Français avaient tendance à prendre les Japonais pour des fous, mais que mon Dictionnaire permet de mieux comprendre cette culture.
Zoo N°16 (nov 2008) : Deux pleines pages dans le gratuit distribué dans les Fnac et certains Virgin.
Madame Figaro (15-22 nov 2008) : Chronique.
Profil Femme (nov 2008) : Chronique de Sandrine Fabbri.
Casemate N°9 (nov 2008) : Jean-David Morvan, le célèbre scénariste de BD, collaborateur de nombreux dessinateurs japonais, me fait l'honneur d'une rencontre entre quatre yeux. Avec pour résultat deux pages d'échanges sur l'érotisme des yeux au Japon.

A LA RADIO
LFM (6 fev 2006) : Encore une interview marathon à Genève. Je suis en podcast dans "L'invité du jour".
Radio Lac (6 fev 2009) : A Genève, Pierre-Michel Meier, dit PiMi, m'interviewe de sa voix de crooner (soi-disant calviniste) sur la censure des organes génitaux au Japon. 
Radio Cité (6 fev 2009, à 19h) : A Lausanne, Olivier Delhoume, chroniqueur de l'émission Star Club, me pose des questions agaçantes du style "la violence des mangas n'a-t-il pas un rôle important sur le taux de criminalité au Japon ?"
Couleur3 (4 fev 2009, 20h) : je suis invitée en direct à une des seules rares émissions alternatives en Suisse, Z'images. Le professeur Y met l'ambiance. Elle est donc très bonne.
Radio Nova (22 janvier 2009, 17h) : On m'interviewe dans le noir complet, au "deuxième sous-sol", en espérant m'arracher des confessions tremblantes. Raté. Je n'ai pas peur du noir. J'ai peur de la nuit. Emission "Le Grand magasin", à écouter sur internet pour ceux qui n'habitent pas Paris. Le podcast est là.
France Culture (13 janvier 2009, de minuit dix à 1h du matin) : En direct du Studio 168, j'interviens sur le Japon, en compagnie de Léa Gauthier, créatrice des éditions Black Jack.
France Inter (15 dec 2008, entre 5 et 6h du matin) : Laurence Garcia m'interroge, en 30 mn chrono, sur le Japon, l'art, l'amour, la sexualité, les tabous et la transgression. L'émission s'intitule "le 5-7". Elle est en podcast ici.
Radio Campus (9 déc 2008, à 19h) : Emily Vallat et Elvire me consacrent une heure dans l'émission-culte "Maman a tort", diffusée 1 mardi sur 2, de 19h à 20h sur 93.9 fm. Il faut l'écouter quand on va pas bien : ça redonne vraiment la pêche.
RFI (3 dec 2008) : la pétulante Caroline Lafargue m'interviewe dans l'émission "Les Visiteurs du jour", qui est diffusée le matin entre 10h30 et midi. "Au Japon, le sexe serait donc le seul moyen de vaincre la mort ?". On peut écouter l'émission ici.
Oui FM (dec 2008) : 30 minutes d'entretien serré, sur les fantasmes et l'imaginaire japonais, dans l'émission "Planète Interdite", animée par Ovidie et Christophe Crénel.
Pure FM (7 dec 2008, à 20h) : Je passe à l'émission Bang Bang sur la radio belge (RTBF). Jean-Marc Panis me pose des questions sur l'homosexualité au Japon, le rapport au corps, l'identité sexuelle et le désordre de genres. On peut écouter l'émission en podcast ici.
RTBF (29 nov 2008, à 22h) : Dans "Parlez-moi d'amour", Gabrielle Stefanski m'interviewe pendant une heure sur toutes les différences entre nos cultures - japonaise et occidentale -, en matière d'amour, de morale et de séduction.
Radio Libertaire (15 nov, 17h-19h) : Christian Marmonnier m'invite en compagnie de Nicolas Finet (auteur du Dictionnaire du manga) et nous nous lachons pendant 2 heures en direct. On peut télécharger l'émission ici, mais ça pèse lourd, 83 Mo.

A LA TV
Journal Télévisé de la TV suisse romande (4 fév. 2009) : mon premier JT !?
Public Senat (8 mars 2009) : A l'occasion de la Journée de la femme, Jean-Philippe Lefèvre, animateur de l'émission "Un Monde de Bulles", m'invite en compagnie de Anne Goscinny à parler de la place de la femme dans les manga. L'émission est diffusée le vendredi à 23h et rediffusée 4 fois dans la semaine.
L'édition spéciale (10 décembre 2008, à 12h20) : Daphné, de Canal plus, m'interviewe sur la guerre des blogs. Quelle guerre ?
Paris Dernière (7 dec 2008, 23h) : Xavier Demoulins débarque avec sa caméra et son micro incorporé à la soirée de lancement du livre,. qui se déroule aux Furieux en compagnie de quelques centaines de fans du Japon.
Mille Feuilles (18 nov 2008) : Je suis invitée à la plus grosse émission littéraire de la TV belge, créée et animée par Thierry Bellefroid
(présentateur du JT).

SUR INTERNET
Les Quotidiennes : Etienne Dumont, célèbre critique d'art suisse, m'interviewe en 30 mn chrono.
Maximal : un chouette article.
Japon-canalblog : un fan dont je suis fan !
Parutions : une chronique de Christophe Colera, docteur en sociologie, auteur d'un livre sur la nudité.
La Spirale : Laurent Courau, créateur du site-culte de l'underground, pose plein de questions sur le Japon et consacre une galerie d'images au Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon.
Mang'Arte : Arte TV aime la Cool Culture et le prouve avec un blog Mang'Arte, où se trouve chroniqué "le meilleur de l'actualité manga" et des ouvrages comme le mien, qui se voit ici illustré d'une jolie photo d'un clone de Rei Ayanami (une fille aux cheveux bleus avec un pansement sur l'oeil).
Second Sexe (12 dec 2008) : Constance de Medina, la rédactrice en chef du magazine Second Sexe (un magazine d'information sur la sexualité dans l'art et dans la société), m'accorde quatre pages d'entretien sur le sexe au Japon. 
Bodoi (1er dec 2008) : Chronique.
LadiesRoom (1er dec 2008) : Un super article de Maïa Mazaurette.
Doctissimo (28 nov 2008): Une interview mise en forme par Cathy Maillard.
Arte TV (21 nov 2008) : Un entretien en vidéo avec Xavier Brillat, au sujet du shibari.
Clan Takeda (25 nov 2008) : Julien (Ujisato) et Isabelle ont publié un petit compte rendu de la soirée de lancement du livre. Avec des photos.
 
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Samedi 22 novembre 2008
Vendredi 5 décembre 2008, signature à L'Arbre à Lettres de République.

Adresse : 33-35 boulevard du Temple, 75003 Paris. A partir de 18h.

 

Photos : F.Cuaz 














 

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Mercredi 5 novembre 2008

Jeudi 20 novembre, j'organise une petite soirée autour de la sortie de mon livre, soirée ouverte à tous ceux/celles qui veulent s'amuser et s'habiller comme ils aiment (Cosplay, Fetish, Gothic-Lolita).
Une soirée rigolote, avec des animations sexy, ouverte à tous. YOKOSO !

Le lancement du DICTIONNAIRE DE L'AMOUR ET DU PLAISIR AU JAPON, c'est l'occasion de faire la fête dans un bar de Bastille avec tous vos amis et au programme :

> Rencontre avec Agnès Giard (auteur de l'Imaginaire Erotique au Japon, et maintenant du Dictionnaire de l'amour et du plaisir au Japon, éd. Glénat. Sortie le 3 décembre dans les bonnes librairies).

> COSPLAY futuriste.

> Défilé de mode Visual Kei et Gothic Lolita avec la collaboration de la boutique HARAJUKU.

> Programmation musicale J-Rock et J-Pop,  avec la firme J-MUSIC, qui organise des concerts d'idoles masculines androgynes "made in japan"


> Démonstration de SHIBARI (bondage traditionnel japonais) par
Shadow avec Mel.

> Defilé de mode par 3 créatrices de bijoux et vêtements style cosplay : FLUFFYCANDYCLOUDY, ZARZARTAB et ACID-K.

> Le magazine féminin JAPAN LIFESTYLE sera des notres. Ce magazine est le pendant Pussy Power de Animeland (où j'avais fait mes débuts). Il y aura aussi l'équipe d'ORIENT EXTREME, le site des cultures asiatiques.

> Cocktail aphrodisiaque : SAKURA CHIC.

Entrée libre et gratuite. De 20h à 2h du matin.
Les Furieux : 74 rue de la roquette, Paris 11. Métro : Bastille ou Voltaire.


Photo : Florent Cuaz

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Lundi 1 septembre 2008
Jusque fin décembre 2008, la galerie d'art ARTZ 21 (Barcelone) organise une exposition sur l'érotisme japonais - "Erotica Fantasia Japonesa" - dont je suis la curatrice : pour en savoir plus, allez sur le site de l'association JapInc.

”FANTASIA EROTICA JAPONESA”
Dates : 9 octobre - fin décembre 2008
Lieu : Artz 21 - 21 avingunda Marquès de L’argentera - 08003 Barcelone - Espagne
Commissaire d’exposition : Agnès Giard


Artistes
Les artistes exposés à La galerie ARTZ 21 sont parmi les plus représentatifs de la nouvelle génération. Et chacun, à sa manière, s’affirme comme l’héritier d’une tradition esthétique et philosophique basée sur la notion essentielle du En : le lien. Au Japon, pays des avatars avant l’heure, il existe 70 manières de dire “je”, chacune déterminée par le rapport qu’on entretient avec l’autre, qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme, d’un supérieur hiérachique, d’un dieu, d’un mort, d’un objet ou d’un animal… L’individu ne se définit qu’en réseau et possède plusieurs visages, à l’image finalement de ces bouddhas dont les 11 têtes symbolisent les 33 transformations et dont les 42 bras (qui en représentent mille) se dressent à travers 25 mondes pour embrasser la totalité de l’être… C’est cet être aux multiples et amoureuses formes, à qui l’existence est donnée comme un immense terrain de jeux, que les artistes japonais poursuivent. Colorées ou mélancoliques, gaies ou inquiétantes, leurs oeuvres explorent un univers de fantasmes qui cotoient le sacré et flirtent avec l’invisible.


Introduction
La pensée en Occident effectue toujours un mouvement qui va des ténèbres vers la lumière : c’est la raison solaire, cartésienne, objective, qui constitue la valeur suprême. Au Japon, où l’on cultive depuis des siècles l’amour de l’ombre et des chemins détournées, la vraie voie mène vers les zones brumeuses, lunaires ou laissées “en blanc” qui sont celles de l’expérience intérieure. Dans ce pays qui accorde la primauté aux émotions, les sentiments humains constituent la plus précieuse des richesses, au point qu’il existe même des mots pour en désigner la beauté. D’un moment bouleversant, on évalue le degré de poignance en utilisant des termes qui servent chez nous à juger des qualités artistiques d’une oeuvre. On parlera de “perfection” ou de “pureté émotionnelle”… C’est dire si l’art est une obsession au Japon. Même le fait de peler une pomme, de trancher un bambou ou de prononcer la phrase “Aï shiteru”, “Je t’aime” y est soumis à des contraintes formelles qui assimilent le moindre acte – y compris le plus prosaïque – à un instant de vérité absolu.
C’est ce lien entre l’art et l’érotisme – entre la beauté et la vie – que cette exposition tente d’explorer, à travers les oeuvres de dix artistes venus du Japon et de trois artistes occidentaux.
Cette exposition s’articulera autour d’environ 100 oeuvres d’art représentatives des différents courants de l’art contemporain japonais et associées à des animations : atelier de poupée (kansetsu ningyo), projection de vidéos artistiques japonaises, débats-rencontres, exposition de love-dolls et de poupées Pullip…

PREMIERE PARTIE DE L’EXPOSITION : UKIYO-E ET MODERNITE
Issue de la subculture pop nippone, celle des poupées kawaï aux grands yeux pleins d’étoiles et des mutants gluants, Junko Mizuno, Asako Hayashi et Nishimaki Toru ouvrent la voie d’un nouveau mouvement artistique : celui des manga-lolitas rebelles, qui dessinent des tueuses mignonnes et frippones (cuty & naughty), exquisement sanguinaires. Kana Yoshida se joint à eux, avec ses tableaux de femmes qui masturbent un clitoris semblables à une fleur.




















DEUXIEME PARTIE DE L’EXPOSITION : BEAUTE ET FRAGILITE

La poésie de l’impermanence, qui hante la pensée japonaise depuis un millénaire, situe l’émotion dans une harmonie entre l’homme et la nature. Tout tremble, clignote, dérive ou tombe. Tout bouge, rien ne reste immobile et éternel. Curieusement, ce sont les artistes les plus modernes – graphistes numériques ou auteurs de mangas - qui se sentent le plus proche de cette culture de l’éphémère. A travers leurs images, l’ancienne esthétique de l’impermanence rejoint la culture moderne de l’instantané et du provisoire.

Artistes : Hibiki Tokiwa, Gengoroh Tagame, Yasuji Watanabe.


















TROISIEME PARTIE DE L’EXPOSITION : EROTISME ET EXORCISME

Beaucoup de Français trouvent que le Japon est un pays inquiétant, qui donne libre cours aux fantasmes les plus délétères et malsains… C’est par pure ignorance de l’aspect fondamental de l’érotisme au Japon : il est lié au sacré. Mimant l’acte fécondateur des dieux, les humains fertilisent la terre en dansant et en se laissant envahir par les puissances de la vie. Dans ce pays qui doit en permanence survivre aux tremblements de terre, la sexualité est le seul moyen de lutter contre l’angoisse de la destruction. Faire l’amour, c’est participer au combat contre la mort. C’est un rituel magique de conjuration, où l’on rejoue – en la simulant – la violence de ce combat primitif.

Artistes : Daisuke Ichiba, Kawori inbe, Bee Kanno




 

 











QUATRIEME PARTIE DE L’EXPOSITION : MIROIR DU JAPON
Parce qu’ils ont épousé l’esthétique du Japon (et parfois mêmes ses femmes), quatre artistes occidentaux – deux Français, un Suisse et un Belge  – participent à cet exposition avec des oeuvres qui éclairent l’érotisme nippon sous un jour inattendu. Un face à face ludique et révélateur de nos projections mentales…

Artistes : Jack Risto, Yonilab, Emmanuel Mottu, Victor Sanchez.









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Jeudi 29 mars 2007
L’Imaginaire érotique au Japon

L’imaginaire érotique au Japon propose un décryptage des fantasmes actuels, dresse le tableau exhaustif des mœurs japonaises et remonte à leur source.
En dévoilant l’origine des obsessions courantes ou rares qui travaillent 127 millions de personnes sur cet archipel en sursis, secoué par des spasmes incessants, ce livre d’art lève le voile sur ces pratiques érotiques si bizarres à nos yeux, mises en perspective et replacées dans un contexte historique et mythologique.

Comment décrypter les différentes facettes de l'érotisme au Japon ? Que ce soit dans l'art, dans la vie quotidienne et dans l'économie, les « folies nippones » s’inscrivent dans la logique d’une esthétique très ancienne, celle du monde flottant (Ukiyo).

L’ancienne culture poétique de l’instantané et de l’éphémère se perpétue à travers les images d’héroïnes aux grands yeux miroitants qui affrontent des monstres à tentacule. Et les filles en uniforme de collégienne, qui affichent leurs maquillages outranciers dans les rues de Shibuya, ne sont que les dernières incarnations de la Déesse du Soleil, Amaterasu, dont descend l’Empereur actuel, 250ème du nom…

L’érotisme au Japon se trouve à l’épicentre d’un tremblement de terre créatif permanent.

L’Imaginaire érotique au Japon  – fruit de dix ans de reportages au Japon – se divise en 11 chapitres portant chacun sur une spécificité de l’érotisme japonais : l’obsession des culottes, la fascination pour le masque, le goût des femmes-poupées, la hantise de la fin du monde, le sentiment national de la castration, etc.

Les chapitres sont illustrés par des oeuvres d'art dont certaines sont signées par les plus grands noms de l’art contemporain : Takashi Murakami (chef de file de la pop-culture otaku), Makoto Aida, Tadanori Yokoo (figure d'avant-garde des années 70), Suehiro Maruo, Gengoroh Tagame (star du manga gay hardcore), Kago Shintaro, Ryo Yoshida (créateur de l'école Pygmalion)…

Les autres œuvres, inédites, témoignent de l’incroyable créativité du Japon des années 2000. Photographes de geishas futuristes, peintres d’estampes numériques ou créateurs de poupées-mangas, une trentaine d’artistes – les fers de lance des nouvelles galeries d’art au Japon – ont accepté de participer à l’aventure de ce livre.


« Fascinante descente ethno-érotique dans les fantasmes
et l’au-delà sexuel des Japonais »
(Coup de Cœur FNAC)

"Le sexe étant aujourd'hui plus important que l'âme, rendons lui un peu de son esprit à l'occasion de la parution de l'impressionnant (beau, exhaustif, précis, cultivé, allumé, en couleur, etc.) livre d'Agnès Giard, journaliste spécialisée dans les contre-cultures, et sobrement intitulé L'Imaginaire érotique au Japon.

Un ouvrage suffisamment dense pour qu'on l'éprouve comme une expérience érotique en soi, tout au long de quelque trois cents pages illustrées par les plus grands artistes contemporains nippons dans un vertige de propositions et de figures parfois proches de l'hallucination (à cet égard, une mention particulière aux photographies en noir et blanc de Ken-Ichi Murata, qui creuse les rapports entre la femme et les tentacules de plastique s'évadant d'anus offerts et de vulves pétrifiées)...

Ceci étant dit, on ne réduira pas cet ouvrage à une compilation de fantasmes incarnés dans des pratiques culturelles et artistiques délirantes (pour notre oeil européen du moins). Non, il faudrait plutôt le situer à mi-chemin entre le beau livre et l'essai ethno-érotique sur le Japon contemporain, véritable héros underground de ces pages et - cela transpire de part en part -, intarissable source de fascination et d'affection pour l'auteur.
De l'amour des petites culottes usagées vendues en distributeur automatique au culte des poupées maléfiques qui disent le sexe de la mort, des vidéos érotiques de seppuku à la question sociétale des strip-teases, de l'angoisse nationale de la castration à l'inflation des gadgets sexuels tel que le sexe jetable à déflorer, de la presse transgressive kitsch pour lycéennes aux bars à fellation, au Japon, l'imaginaire érotique ne connaît pas de limite. De quoi faire rougir le pays du divin marquis."


L’Imaginaire érotique au Japon, de Agnès Giard, éd. Albin Michel
340 pages / 800 illustrations
Prix : 35 euros
Format : 18 x 24 cm
Parution : 20 novembre 2006
Par Agnès Giard - Publié dans : L'Imaginaire Erotique au Japon
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Mercredi 28 mars 2007
Nishimaki Toru est un des artistes du livre L'Imaginaire Erotique au Japon.

Il est né le 11 octobre 1964.
Quand il était petit, Nishimaki est tombé à ce point sous le charme des livres pour petites filles (notamment "Caroline"
dessinée par le Français Pierre Probst) qu'il a fini par en devenir une… Dans ses tableaux, jonchés de sucreries et de jouets, l'univers de l'enfance se déploie comme un espace de liberté jubilatoire. Des gamines potelées sautent à pieds joints dans leur assiette de babas au rhum ou rebondissent joyeusement sur un matelas recouvert de choux à la crème qu'elles réduisent en bouillie, au milieu d'un gachis sans nom. Tracées au crayon très fin puis frottées et retravaillées jusqu'à la maniaquerie, les oeuvres de Nishimaki tournent obsessionnellement autour du désordre et du gaspillage.
La première fois que je le rencontre, dans le café Silk d'Ikebukuro, Nishimaki a mis sa tenue préférée : un pantalon en cuir gainé dans des cuissardes très moulantes qui lui donnent la silhouette androgyne. Il adore les cuissardes et presque tous ses personnages en portent, comme pour mieux piétiner ces gâteaux ou ces jouets qui symbolisent l'orgie… "Il n'y a jamais assez de jouets dans mes tableaux, je voudrais toujours en mettre plus, bien plus.
C'est indispensable pour moi.  Je représente l'univers où je voudrais être : Fukuga, un monde fait de plaisir (fuku : le bonheur. Enga : sensuel)… C'est un monde rempli à profusion de jouets, pervers et polymorphe comme ce petit personnage de pieuvre que je mets dans tous mes tableaux. Il s'appelle Zeruske et vient d'une autre planète. Tout ce qui est droit, il le coupe. Son histoire serait très longue à raconter. Je l'ai inventé quand j'étais adolescent. Il y a d'autres personnages importants dans mon univers : un ours nommé Kiemq, un tanuki, un lièvre et un robot-bébé en forme de kaki… Leur conception du monde est très particulière car ils viennent de civilisations extra-terrestres. Il faudra un jour que je raconte leur histoire. Chacun d'entre eux reflète une partie de ma personnalité. Moi, je suis un homme, mais je suis aussi une fille dans ma tête et ma petite copine, c'est une poupée articulée en silicone, grandeur nature."
Nishimaki est aussi expansif que son oeuvre, prodigal, débordant.
"Je peins l'Utopie du plaisir", dit-il, résumant en une phrase fulgurante ce plaisir de saccager, dilapider, dépenser sans compter, à profusion, dans une débauche d'énergie vitale qui nous fait presque toucher du doigt nos souvenirs d'enfants, quand nous ne savions pas que la mort existait.

Toru a publié un livre en français « Décomposition splendide » (éd. Magnus) et un autre en Japonais : Kurogiga-ka ("Caricature Noire").

Plus d'images et d'infos sur Nishimaki Toru : ici
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Pour fêter dignement la St Valentin, je fais une tournée de dédicace à la FNAC de Nantes (vendredi 13 février) et à celle d'Angers (samedi 14 février)

Jeudi 26 février, à Toulouse, Christian Galan, professeur de Japonais à l'Inalco (et très cher ami) m'invite à co-animer une soirée consacrée à l'érotisme japonais. Ca se passe dans une des plus grandes librairies indépendantes de France : Ombres Blanches.


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